INFORMATIONS / ŒUVRES DISPONIBLES : contact@jonathanroze.com
Du 12 mars au 11 avril 2026, la galerie Jonathan Roze présente La nouvelle exposition collective. Réunissant les œuvres de sept artistes, cette exposition est l'occasion de dévoiler des œuvres inédites, spécialement créées, et d'autres sélectionnées pour l'évènement mais déjà présentées, rue Leperdit ou à Paris. Pour ces dernières, l'on se rend d'ailleurs compte que le contexte aide bien souvent à redécouvrir les œuvres sont un jour nouveau.
Si elle met en lumière les créations d'artistes déjà reconnus, tels Invader, Matthieu Pommier, François Malingrëy, Julien Colombier et Diane Benoit du Rey, la galerie Jonathan Roze poursuit avec cette nouvelle exposition son engagement auprès de Rosalie Mailard, jeune artiste encore étudiante, en 5e année désormais, des Beaux-Arts de Rennes.
Jonathan Roze a également le plaisir de montrer pour la première fois en galerie les œuvres de Julie Hostin, jeune peintre bretonne, née en 2000 et diplômée en 2025 des Beaux-Arts de Rennes.
Jonathan Roze a également le plaisir de montrer pour la première fois en galerie les œuvres de Julie Hostin, jeune peintre bretonne, née en 2000 et diplômée en 2025 des Beaux-Arts de Rennes.
La nouvelle exposition collective c'est donc : une œuvre d'Invader de 2012 inédite, jamais montrée. Intitulée «Lucky One», pièce unique faite d'émaux de Briare (céramique) sur panneau. Une œuvre réalisée en parallèle des guides d'invasion «Mission Miami» et qui reprend le même code couleur que ces derniers. Au fil de l'exposition vous découvrirez également la nouvelle peinture de Matthieu Pommier. Il y intègre davantage de mouvement ainsi qu'un effet de flou net qu'il commençait déjà à développer en 2025, notamment sur la fresque et dans les gouaches (Teletel) réalisées à Rennes rue Leperdit. Il contraste cet effet avec des objets très dessinés, tout à fait reconnaissables et représentatifs de son travail.
À l'instar de Matthieu Pommier, Julien Colombier continue son exploration des motifs et des techniques. La série d'œuvres présentées ici est entièrement peinte à l'acrylique, avec ça et là des lignes de bâton d'huile. Mais le pastel gras a, pour cette fois, disparu des compositions. Les motifs sont eux aussi transformés : plus abstraits, plus répétitifs, ils ont été réalisés les uns après les autres dans un grand élan créatif. La série s'appelle d'ailleurs Grand Flow. Parmi les nouvelles œuvres découvrir se trouve la dernière peinture de Rosalie Maillard. Toujours entamée au sol, afin que les marques de celui-ci s'imprègnent à la toile et à l'encre répartie à sa surface, la toile est ensuite mise à sécher. Une fois prête, Rosalie détoure les marques et les formes au crayons de couleur. Un travail minutieux, en deux temps, qui n'est pas sans rappeler les deux moments des crises d'épilepsie qui la touchent parfois. Sont ensuite mises en regard les huiles délicates, dont la création requiert une énergie insoupçonnable, et les peintures mystérieuses de deux anciens étudiants des Arts Décoratifs de Strasbourg, à savoir Diane Benoit du Rey et François Malingrëy.
Ceux qui connaissent ces peintres ont déjà vu leurs œuvres, soit à l'occasion des expositions personnelles qui leurs ont été respectivement consacrées à la galerie à Paris (à trois reprises pour François, une seule fois pour Diane), soit à la galerie à Rennes, rue Leperdit pour François et plus récemment place du Parlement pour Diane. Ce sont deux artistes aux univers extrêmement différents mais que la galerie soutient avec le même plaisir. François prépare actuellement un solo show qui se tiendra sur Art Paris, Diane vient d'achever une belle année 2025 avec deux expositions personnelles sur Art Basel Paris et Art Basel Miami, au sein des lounge VIP Net Jets.
C'est Julie Hostin qui vient compléter la liste des artistes de cette exposition. Peintre figurative, Julie Hostin intervient le plus souvent sur des supports de récupération, notamment, et surtout, des chutes de découpe bois ou de médiums qu'elle trouve dans les magasins de bricolage. Ce support, qui a déjà vécu, lui donne une base. Elle se sert de sa couleur, sa texture, son grain, ses défauts parfois, pour y faire naître ses formes. Ces dernières s'apparentent souvent à des objets reconnaissables, ou à des recompositions d'objets ou d'animaux dont l'usage ou la nature sont détournés. Des crabes couteaux suisses, des champignons qui prennent vie, un trio de chevaux de manège libérés, démanégés, autant de sujets inattendus qui interpellent. L'étonnante simplicité des compositions apporte également de la profondeur aux œuvres en nous concentrant sur l'essentiel. Mais ce qui est essentiel dans l'image, qui en général se compose d'une figure centrale, est suffisamment intriguant pour que l'on ait envie de s'y arrêter plusieurs fois. Le travail de Julie Hostin est à la fois brut et délicat. Ses scénographies le sont tout autant. Elle s'emploie souvent, en effet, à ne pas résumer la présentation de ses œuvres à des accrochages de «tableaux» et joue avec les formes, avec l'espace, grâce à la fabrication de volumes en bois découpé par exemple, autant pour servir le propos de ses peintures que amener une dynamique scénographique.